Essais cliniques

Les essais cliniques sont des projets de recherche qui ont recours à des volontaires humains pour mettre à l’essai de nouvelles thérapies. Après la mise à l’essai en laboratoire de thérapies expérimentales, celles qui présentent des résultats prometteurs passent à l’étape des essais cliniques pour déterminer si elles sont sécuritaires et efficaces chez les humains. Une nouvelle thérapie doit traverser avec succès une série de phases avant d’être approuvée par Santé Canada et d’être offerte à l’ensemble des Canadiens. (Consultez notre Foire aux questions sur les essais cliniques pour en savoir plus.)

En général, les essais cliniques ayant trait à la SLA sont de nature thérapeutique ou observationnelle. Les essais cliniques thérapeutiques mettent à l’essai des pharmacothérapies ou des dispositifs interventionnels qui visent à ralentir la progression de la maladie ou à en gérer les symptômes. Les essais par observation visent à en savoir plus sur la maladie. Ils sont essentiels à la compréhension, au diagnostic, et à terme, au traitement de la SLA. Dans bien des cas, les participants aux essais cliniques ne bénéficient pas de la thérapie, mais leur généreuse participation aidera à découvrir une thérapie efficace pour les personnes qui recevront plus tard un diagnostic de SLA. Un jour, un essai clinique mettra à l’essai un médicament qui ralentit la progression de la SLA. Ceux qui y participent pourraient alors bénéficier directement de leur participation.

Pour de plus amples renseignements, veuillez en parler avec votre clinicien (préférablement dans une clinique de la SLA) et consultez le www.clinicaltrials.gov, qui répertorie tous les essais cliniques légitimes sur la SLA dans le monde. Pour obtenir des renseignements additionnels, vous pouvez aussi consulter le Registre des essais cliniques de l’UE et le Système d’enregistrement international des essais cliniques de l’Organisation mondiale de la Santé.

Vous trouverez plus de renseignements ci-dessous sur les essais cliniques actuellement menés à travers le Canada.

Essais cliniques sur la SLA en cours au Canada

*NOUVEAU* Étude vise à évaluer la sécurité, la tolérance et la pharmacologie de la darifénacine chez les patients atteints de SLA

Étude: thérapeutique (médicament : darifénacine); phase 2
Statut: Pas encore de recrutement
Lieux: Ottawa, Montréal (Neuro)
Promoteur: Université McGill

La jonction neuromusculaire (JNM) est le point où les motoneurones se connectent aux fibres musculaires afin de transmettre les signaux du cerveau aux muscles. Les cellules gliales, qui soutiennent les neurones, jouent un rôle crucial dans le maintien de la stabilité et la réparation de cette jonction. Plusieurs chercheurs estiment que l’un des premiers événements de la SLA est la déconnexion des motoneurones des muscles au niveau de la JNM, accompagnée d’une réparation inadéquate des cellules gliales. Cet essai de phase 2 étudiera les effets du médicament darifénacine sur la JNM des personnes atteintes de SLA. L’hypothèse est que la darifénacine peut aider à maintenir cette connexion essentielle entre les neurones et les muscles en ciblant la réparation des cellules gliales, améliorant ainsi le contrôle et la fonction musculaires, tout en réduisant la perte musculaire. L’étude recrutera 30 participants, qui recevront de manière aléatoire soit le médicament actif, soit un placebo par voie orale pendant 24 semaines. Les chercheurs suivront les participants pour assurer la sécurité du médicament et déterminer le dosage approprié. Ils évalueront également la force musculaire, la fonction respiratoire et les variations dans les résultats de l’échelle ALS Functional Rating Scale-Revised (ALSFRS-R).

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*NOUVEAU* Effets des probiotiques chez les patients atteints de sclérose latérale amyotrophique et de démence frontotemporale (PROBIO_HA114)

Étude: thérapeutique (médicament : PROBIO_HA114); phase 2
Statut: Pas encore de recrutement
Lieu: Montréal (CHUM)
Promoteur: Centre hospitalier de l’Université de Montréal (CHUM)

Les données disponibles suggèrent que le microbiome intestinal peut jouer un rôle dans la susceptibilité à diverses maladies, y compris celles qui affectent le cerveau. Les probiotiques sont des bactéries vivantes et amicales, bénéfiques pour le système digestif, et font l’objet d’études quant à leurs effets potentiels sur une série de maladies, notamment l’obésité, le cancer colorectal, les maladies cardiovasculaires et la SLA. Chez des modèles de vers de la SLA, la formulation probiotique Lacticaseibacillus rhamnosus HA-114 a contribué à prévenir la neurodégénérescence et semble favoriser le métabolisme des lipides dans les cellules. Un métabolisme lipidique adéquat est essentiel pour maintenir des niveaux d’énergie et des fonctions cellulaires normaux. Les résultats d’autres travaux ont confirmé les effets chez des modèles de souris de la SLA avant de passer à des essais cliniques humains. Cette étude de phase 2 recrutera 150 participants, qui recevront au hasard soit le complément alimentaire PROBIO_HA114, soit un placebo par voie orale pendant 24 semaines. L’étude évaluera la sécurité et l’efficacité de PROBIO_HA114 en mesurant les changements dans une variété de mesures biologiques, telles que les profils lipidomiques et métaboliques, ainsi que dans les résultats de l’échelle ALS Functional Rating Scale-Revised (ALSFRS-R).

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*NOUVEAU* Étude du VRG50635 auprès de participants atteints de sclérose latérale amyotrophique (SLA)

Étude: thérapeutique (médicament : VRG50635); phase 1
Statut: En cours de recrutement
Lieux: Montréal (Neuro), Fredericton
Promoteur: Verge Genomics

La SLA est caractérisée par l’accumulation de protéines anormales, dont on pense qu’elles contribuent à la progression de la maladie. Selon des recherches antérieures, les voies responsables du contrôle des niveaux sains des protéines et de l’élimination des protéines anormales peuvent être perturbées par la maladie. Cette perturbation contribue à l’agrégation anormale des protéines à l’intérieur des cellules, ce qui nuit à la fonction cellulaire normale. Le VRG50635 est un inhibiteur à petite molécule qui réduit l’activité d’une molécule appelée PIKfyve. La diminution de l’activité de PIKfyve favoriserait les voies d’élimination de ces protéines toxiques et agrégées à l’intérieur de ces cellules. En laboratoire, il a été démontré que le VRG50635 prolonge la survie dans des modèles cellulaires et animaux de la SLA. Cette étude de phase 1 examinera le VRG50635 dans un contexte clinique en recrutant 50 participants. L’étude est ouverte, sans placebo, ce qui signifie que tous les participants recevront le médicament actif pendant 80 semaines. Les chercheurs surveilleront les participants pour assurer la sécurité du médicament, déterminer le dosage approprié, voir comment le corps métabolise le médicament et examiner les indications exploratoires de ses effets biologiques sur la SLA afin de déterminer les prochaines étapes.

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Regardez le webinaire « ALS Clinical Trials Unboxed » sur le VRG50635 ici.

*NOUVEAU* Simulation magnétique transcrânienne quantitative et répétitive (QuARTS-ALS)

Étude: thérapeutique (appareil : simulation magnétique transcrânienne répétitive); ouverte, projet pilote
Statut: En cours de recrutement
Lieux: Toronto
Promoteur: Sunnybrook Health Sciences Centre

L’une des caractéristiques de la SLA, censée se produire avant même l’apparition des symptômes, est la surexcitation (ou hyperexcitabilité) des motoneurones dans le cerveau. Ce phénomène se produit au niveau cellulaire et n’est pas perceptible par les personnes qui en souffrent, mais les chercheurs ont trouvé de preuves d’hyperexcitabilité dans les enregistrements électriques du cerveau et dans les marqueurs du liquide céphalo-rachidien des personnes atteintes de SLA. La simulation magnétique transcrânienne répétitive est une technique non invasive qui utilise un champ magnétique pour stimuler et moduler l’excitabilité des cellules nerveuses. Une méthode, connue comme « continuous theta burst stimulation (cTBS) », est censée réduire en toute sécurité cette hyperexcitabilité en envoyant un grand nombre d’impulsions magnétiques dans une zone ciblée du cerveau sur une courte période de temps. Au cours de cette étude pilote, 15 participants subiront la procédure sur une période de cinq jours. Les chercheurs surveilleront les participants pour s’assurer que la technique est sûre et bien tolérée et évalueront tout changement dans l’excitabilité corticospinale et les marqueurs biologiques une semaine et trois semaines après le traitement.

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Une étude évaluant la sécurité et la tolérance du QRL-201 pour la SLA

Étude : Thérapeutique (médicament : QRL-201); Phase 1
Statut : Recrutement
Sites : Calgary, Montréal (Neuro et CHUM)
Promoteur : QurAlis Corporation

Environ 97 % des cas de SLA présentent des anomalies dans une protéine appelée TDP-43. Des études pré-cliniques ont montré que lorsque la quantité de la TDP-43 fonctionnelle est réduite dans les cellules, le niveau d’une autre protéine, la STMN2, diminue considérablement. Les tissus des patients analysés par les chercheurs ont également montré que les niveaux de STMN2 sont plus faibles que prévu, spécifiquement dans les motoneurones. Ces découvertes soutiennent l’idée qu’une réduction de STMN2 résultant d’un dysfonctionnement de la TDP-43 contribue à la SLA et suggèrent que les méthodes visant à préserver les niveaux de STMN2 dans les motoneurones pourraient avoir un bénéfice thérapeutique. Le QRL-201 est une thérapie génétiquement ciblée qui vise à rétablir des niveaux normaux de STMN2 chez les personnes vivant avec la SLA. Cette étude de phase 1 inclura 64 participants qui seront répartis au hasard pour recevoir soit le médicament actif (QRL-201), soit un placebo dans le liquide céphalorachidien par une procédure connue sous le nom d’injection intrathécale. Les chercheurs suivront les participants pour s’assurer de la sécurité du médicament, déterminer le dosage approprié et comprendre comment l’organisme décompose le médicament en interne.

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Plateforme d’analyse visant à comprendre, à réparer et à éliminer la SLA ou CAPTURE (Comprehensive Analysis Platform To Understand, Remedy, and Eliminate) SLA

Étude : Observatoire
Statut : Recrutement
Sites : Edmonton, Toronto, Montréal (Neuro), Ville de Québec
Promoteur : Université de l’Alberta

Comprendre pourquoi la SLA est différente chez chaque personne – ou la variabilité clinique – est essentiel pour traiter efficacement la maladie. CAPTURE SLA, une plateforme canadienne conçue pour unir les patients, les médecins et les chercheurs dans l’étude de la SLA, fournira des systèmes et les outils nécessaires à la collecte, au stockage et à l’analyse de vastes quantités d’informations sur la SLA, permettant ainsi aux chercheurs de composer le portrait biologique le plus complet à ce jour des personnes atteintes de SLA. Le protocole prévoit quatre visites d’étude à 0, 4, 8 et 12 mois. À chaque visite, un examen neurologique complet, un score ALSFRS-R, un panel cognitif, une analyse de la parole et un scanner de neuro-imagerie seront effectués. Du sang sera également collecté, avec la possibilité de donner du liquide céphalo-rachidien (LCR). L’ensemble des données recueillies par la plateforme CAPTURE SLA contribuera à l’effort mondial d’identification de sous-types uniques de SLA, à l’amélioration du développement de biomarqueurs diagnostiques et pronostiques, et à l’élaboration de stratégies de médecine personnalisée pour l’avenir.
Le lancement de CAPTURE SLA a été rendu possible grâce au soutien financier de la Fondation Brain Canada, par le biais du Fonds canadien de recherche sur le cerveau (FCRC), et de la Société canadienne de la SLA, Alnylam Pharmaceuticals et Regeneron. La Fondation Calgary Flames a également fait un don supplémentaire de 240 000 $ en décembre 2021 pour permettre à 20 personnes supplémentaires vivant avec la SLA de participer. Pour plus d’informations, veuillez consulter le site web de CAPTURE SLA ici.

Plus d’informations et de coordonnées (en anglais seulement)

Inhibition du NF-κB dans la sclérose latérale amyotrophique (INSLA)

Étude : Thérapeutique (médicament : Withania somnifera); Phase 2
Statut : Recrutement
Sites : Toronto
Promoteur : Sunnybrook Health Sciences Centre

Withania somnifera est une plante dont les extraits sont utilisés depuis des siècles dans les médecines traditionnelle indienne, chinoise et arabe. Les extraits présentent des propriétés anti-inflammatoires, antitumorales, anti-stress, antioxydantes, immunomodulatrices et rajeunissantes. De plus en plus de preuves suggèrent que l’extrait de Withania somnifera pourrait également avoir des effets neuroprotecteurs. Dans des études antérieures, utilisant des modèles de souris de la SLA (1 en anglais seulement, 2 en anglais seulement), les chercheurs ont constaté que le traitement par Withania somnifera augmentait la durée de vie et améliorait les performances motrices. On pense que les effets positifs observés sont dus, en partie, aux propriétés anti-inflammatoires du Withania somnifera, comme le montre la réduction de l’activation du NF-κB, qui joue un rôle clé dans la régulation de la réponse immunitaire. Cet essai clinique de phase 2 devrait regrouper 72 participants, qui recevront un extrait de Withania somnifera, ou un placebo, par voie orale sur une période de 8 semaines. Les chercheurs suivront les participants pour s’assurer de l’innocuité du médicament et déterminer le dosage approprié.

Plus d’informations et de coordonnées (en anglais seulement)

ATLAS : Étude de l’administration de BIIB067 à des adultes présymptomatiques présentant une mutation confirmée de la protéine superoxyde dismutase 1.

Étude : Thérapeutique (médicament : BIIB067); Phase 3
Statut : recrutement
Sites : Calgary, Toronto, Montréal (Neuro)
Promoteur : Biogen

*En raison de la spécificité de ce traitement, cet essai clinique n’est ouvert qu’aux porteurs présymptomatiques d’un sous-ensemble spécifique de mutations SOD1 entraînant une SLA à progression rapide.

BIIB067 (également appelé tofersen) est un oligonucléotide anti-sens (ASO), actuellement à l’étude pour traiter une forme héréditaire de SLA liée à des mutations du gène SOD1. Les chercheurs pensent que suite à une mutation, le SOD1 acquiert une fonction toxique et endommage les cellules nerveuses qui contrôlent les muscles volontaires, ou motoneurones. Le tofersen est conçu pour diminuer la production de SOD1, ce qui permettrait de préserver les motoneurones et de ralentir la progression de la maladie. C’est du moins ce qu’espèrent les chercheurs. Le médicament est administré dans le liquide céphalo-rachidien par une procédure appelée injection intrathécale. Bien qu’un précédent essai clinique de phase 3 n’ait pas été en mesure de démontrer une différence significative du score sur l’échelle ALSFRS-R entre le groupe traité par tofersen et le groupe placebo sur la période d’étude de 6 mois, le traitement par le tofersen a montré des signes d’effet clinique par le biais de multiples mesures. Le prochain essai clinique de phase 3, appelé ATLAS, sera le premier du genre car il impliquera des participants porteurs d’une mutation du SOD1 qui sont considérés présymptomatiques (c’est-à-dire qui ne présentent pas encore de signes manifestes de la maladie) mais qui ont un biomarqueur élevé, ce qui indique le déclenchement infra-clinique de la SLA. L’objectif de cette étude est de déterminer si un traitement présymptomatique par le tofersen peut retarder le diagnostic clinique de la SLA et ralentir le déclin fonctionnel par la suite. Les participants à l’étude seront traités pendant une période pouvant aller jusqu’à deux ans.

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Étude visant à évaluer l’efficacité, l’innocuité, la pharmacocinétique et la pharmacodynamique de ION363 chez les participants atteints de sclérose latérale amyotrophique présentant des mutations du gène FUS (FUS-ALS).

Étude : Thérapeutique (médicament : ION363); Phase 3
Statut : recrutement
Sites : Montréal (Neuro)
Promoteur : Ionis Pharmaceuticals, Inc.

*En raison de la spécificité de ce traitement, cet essai clinique n’est ouvert qu’aux personnes présentant une mutation du gène FUS.

Les mutations du gène FUS sont une cause génétique connue de la SLA, la plupart des cas de SLA juvénile étant liés à ce gène. Les chercheurs pensent que ces mutations entraînent la production de protéines FUS anormales, susceptibles de créer des amas toxiques dans les cellules, entraînant ainsi des lésions nerveuses. ION363 est un traitement anti-sens ciblé qui se lie à l’ARN messager (ARNm) du FUS, c’est-à-dire la molécule qui transporte l’information nécessaire à la production de la protéine FUS dans les cellules. Il est administré dans le liquide céphalo-rachidien par une procédure appelée injection intrathécale. Les chercheurs espèrent que ION363 réduira les niveaux de protéine FUS anormale dans les cellules et ralentira la progression de la maladie. Cet essai clinique de phase 3 impliquera environ 64 participants et se déroulera en deux parties. Dans la première partie, les participants seront répartis au hasard dans un rapport de 2 pour 1 et recevront soit ION363, soit un placebo, par injection intrathécale, pendant une période de 29 semaines. Dans la seconde partie, tous les participants recevront ION363 pendant une période de 77 semaines. L’efficacité d’ION363 sera évaluée en mesurant le déclin fonctionnel, la qualité de vie et le taux de survie.

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Étude visant à évaluer l’innocuité, la tolérance, les marqueurs pharmacodynamiques et la pharmacocinétique d’AP-101 chez les participants atteints de sclérose latérale amyotrophique (SLA).

Étude : Thérapeutique (médicament : AP-101); Phase 2
Statut : Active, pas de recrutement
Sites : Edmonton, London, Toronto, Montréal (Neuro)
Promoteur : AL-S Pharma

Les anticorps sont des protéines produites par le système immunitaire pour protéger l’organisme contre les envahisseurs étrangers tels que les bactéries et les virus. Ils agissent en se liant à des protéines spécifiques sur les agents nocifs et déclenchent leur élimination et/ou leur destruction. Dans cet essai clinique de phase 2, les chercheurs testeront l’innocuité d’un anticorps humain, AP-101, conçu pour cibler une protéine liée à la SLA, la SOD1. Des preuves suggèrent que le mauvais repliement de la SOD1 dans les cellules peut entraîner un gain de fonction toxique de la protéine. Les chercheurs espèrent que le ciblage de cette protéine se révèlera une stratégie prometteuse pour le traitement de la SLA. Une précédente étude de phase 1 a montré que le médicament était sûr et bien toléré aux doses testées. Dans cette étude de suivi, les chercheurs espèrent recruter 63 participants qui seront répartis au hasard et recevront soit le médicament actif (AP-101), soit un placebo, par voie intraveineuse (IV), pendant 48 semaines. Les personnes atteintes de SLA héréditaire, de SOD1-ALS et de SLA sporadique pourront participer. Les chercheurs suivront les participants pour s’assurer de l’innocuité du médicament, identifier les éventuels effets secondaires, déterminer le dosage approprié et comprendre comment l’organisme décompose le médicament en interne.

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Conclusions liées à l’effet de Radicava® (édaravone) sur les biomarqueurs de la SLA (REFINE-ALS)

Étude par observation
Statut : Active, pas de recrutement
Sites : Toronto
Commanditaire : Mitsubishi Tanabe Pharma America Inc.

Des biomarqueurs qui peuvent mesurer efficacement la neurodégénérescence sont essentiels à la compréhension, au diagnostic et, en fin de compte, au traitement de la SLA. Dans cette étude par observation, les chercheurs visent à déterminer et mesurer les niveaux de biomarqueurs spécifiques chez des patients atteints de SLA qui reçoivent l’édaravone (Radicava). Les biomarqueurs d’intérêt sont liés au stress oxydatif, à l’inflammation et aux blessures neuronales et musculaires. Cette étude regroupera environ 300 participants qui seront suivis sur une période de 24 semaines. Des échantillons biologiques (sang et urine) seront prélevés auprès des participants à des fins d’analyse. Les participants peuvent aussi demander de recevoir leurs résultats génétiques pour cinq mutations courantes liées à la SLA, dont SOD1, TARDBP, C9ORF72, FUS et VCP.

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Évaluation du MN-166 (ibudilast) pendant 12 mois suivie d’une prolongation ouverte de 6 mois chez des patients atteints de SLA (COMBAT-ALS)

Type d’étude : thérapeutique (médicament : ibudilast); phase 2b/3
Statut : en recrutement
Centres : Edmonton, Saskatoon, Hamilton, Toronto, Montréal (Neuro), Sherbrooke City, Québec City
Promoteur : MediciNova

L’ibudilast (aussi appelé MN-166) est un traitement expérimental mis au point pour traiter la SLA. Ce médicament à large spectre permet présumément de diminuer l’activité des cellules immunitaires dans le cerveau pour ainsi supprimer l’inflammation. On croit également qu’il favorise la production de facteurs neurotrophiques qui jouent un rôle dans la croissance et la survie des motoneurones. L’essai clinique de phase 2b/3 COMBAT-ALS, d’une durée de 12 mois, recrutera 230 participants aux prises avec la SLA. Les chercheurs feront le suivi des participants pour s’assurer de l’innocuité du médicament. Les chercheurs évalueront également l’effet de l’ibudilast sur la progression de la SLA en évaluant la variation du score à l’échelle ALS Functional Rating Scale-Revised (échelle fonctionnelle de la SLA révisée ou ALSFRS-R), de même que la force musculaire, la qualité de vie et la fonction respiratoire. L’ibudilast sera pris par voie orale en association avec une dose de riluzole. Les chercheurs croient que les propriétés anti-inflammatoires et neuroprotectrices de l’ibudilast en font une option thérapeutique prometteuse pour les patients atteints de SLA.

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NeuroCognitive Communicator : étude d’innocuité (NCC-1701)

Type d’étude : thérapeutique (dispositif : NeuroCognitive Communicator)
Statut : en recrutement
Centres : Ottawa
Promoteur : Institut de recherche de l’Hôpital d’Ottawa

La paralysie progressive dont souffrent les personnes atteintes de la SLA peut finir par rendre la communication avec les autres difficile, en raison de l’affaiblissement des muscles qui réduit la capacité de gesticuler et de parler. Pour aider à améliorer la qualité de vie des personnes atteintes de la SLA, des chercheurs de l’Institut de recherche de l’Hôpital d’Ottawa évaluent la sécurité d’emploi d’un nouveau dispositif d’assistance basé sur une technologie d’interface cerveau-machine (ICM) pour aider les gens souffrant de déficits moteurs à communiquer. Ce dispositif peut transformer les signaux du cerveau en lettres uniques sur un écran d’ordinateur pour permettre aux patients d’épeler des mots par leur seule pensée. Cette technologie nécessite la mise en place chirurgicale de deux capteurs dans les régions du cerveau qui aident aux fonctions motrices et cognitives. Les chercheurs surveilleront les deux participants pour s’assurer que l’intervention est sécuritaire et pour évaluer la capacité de cette technologie à favoriser une communication efficace et à améliorer la qualité de vie.

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Nouveaux biomarqueurs pour surveiller la progression de la maladie par IRM dans les cas de SLA

Type d’étude : par observation
Statut : en recrutement
Centres : Edmonton, Calgary, Toronto, Montréal (Neuro), Québec
Promoteur : Université de l’Alberta

La capacité de mesurer avec précision la dégénérescence cérébrale pourrait aider les chercheurs à trouver des biomarqueurs indispensables à la compréhension, au diagnostic et, à terme, au traitement de la SLA. À l’aide de techniques d’imagerie cérébrale avancées (imagerie par résonance magnétique ou IRM), cette étude par observation examinera, au fil du temps, le degré de changement qui se produit dans le cerveau des participants qui vivent avec la SLA. Chaque participant l’étude subira 3 examens par IRM sur une période de 8 mois, de même que des évaluations neurologiques et cognitives. L’étude est menée par Dr Sanjay Kalra sera réalisée au sein du Consortium canadien de neuroimagerie de la SLA (CALSNIC), un réseau pancanadien d’imagerie financé par la plus grande subvention jamais accordée par le programme de recherche de la Société canadienne de la SLA.

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