Essais cliniques

Les essais cliniques sont des projets de recherche qui ont recours à des volontaires humains pour mettre à l’essai de nouvelles thérapies. Après la mise à l’essai en laboratoire de thérapies expérimentales, celles qui présentent des résultats prometteurs passent à l’étape des essais cliniques pour déterminer si elles sont sécuritaires et efficaces chez les humains. Une nouvelle thérapie doit traverser avec succès une série de phases avant d’être approuvée par Santé Canada et d’être offerte à l’ensemble des Canadiens. (Consultez notre Foire aux questions sur les essais cliniques pour en savoir plus.)

En général, les essais cliniques ayant trait à la SLA sont de nature thérapeutique ou observationnelle. Les essais cliniques thérapeutiques mettent à l’essai des pharmacothérapies ou des dispositifs interventionnels qui visent à ralentir la progression de la maladie ou à en gérer les symptômes. Les essais par observation visent à en savoir plus sur la maladie. Ils sont essentiels à la compréhension, au diagnostic, et à terme, au traitement de la SLA. Dans bien des cas, les participants aux essais cliniques ne bénéficient pas de la thérapie, mais leur généreuse participation aidera à découvrir une thérapie efficace pour les personnes qui recevront plus tard un diagnostic de SLA. Un jour, un essai clinique mettra à l’essai un médicament qui ralentit la progression de la SLA. Ceux qui y participent pourraient alors bénéficier directement de leur participation.

Pour de plus amples renseignements, veuillez en parler avec votre clinicien (préférablement dans une clinique de la SLA) et consultez le www.clinicaltrials.gov, qui répertorie tous les essais cliniques légitimes sur la SLA dans le monde. Pour obtenir des renseignements additionnels, vous pouvez aussi consulter le Registre des essais cliniques de l’UE et le Système d’enregistrement international des essais cliniques de l’Organisation mondiale de la Santé.

Vous trouverez plus de renseignements ci-dessous sur les essais cliniques actuellement menés à travers le Canada.

Essais cliniques sur la SLA en cours au Canada

*NOUVELLE* étude de phase 2 sur la SAR443820 chez les participant atteints de sclérose latéral amyotrophique (SLA) (HIMALAYA)

Étude : Thérapeutique (médicament : SAR443820); Phase 2
Statut : Recrutement
Sites : Hamilton, London
Promoteur : Sanofi

Des études précliniques ont démontré que l’inhibition de RIPK1, une protéine liée à la neuroinflammation et à la mort cellulaire, pourrait avoir un bénéfice thérapeutique dans la SLA. La SAR443820 est une petite molécule inhibitrice de RIPK1 qui est en cours de développement comme traitement potentiel de la SLA. Dans cet essai clinique mondial de phase 2, appelé HIMALAYA, les chercheurs recruteront environ 260 personnes vivant avec la SLA. Dans la première phase de l’essai, les participants seront répartis au hasard dans un rapport de 2:1 pour recevoir soit le médicament actif (SAR443820) soit un placebo pendant 24 semaines. Dans la deuxième phase, tous les participants recevront le SAR443820 pensant une durée maximale de 82 semaines. Les chercheurs évalueront l’impact du SAR443820 principalement en mesurant les changements dans le résultat du ALS Functional Rating Scale-Revised (ALSFRS-R) et une évaluation combinée de l’état fonctionnel et de la survie à la semaine 52. Ils examineront également d’autres mesures telles que la force musculaire et la fonction respiratoire.

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*NOUVEAU* Plateforme d’analyse visant à comprendre, à réparer et à éliminer la SLA ou CAPTURE (Comprehensive Analysis Platform To Understand, Remedy, and Eliminate) SLA

Étude : Observatoire
Statut : Recrutement
Sites : Edmonton, Toronto, Montréal (Neuro), Ville de Québec
Promoteur : Université de l’Alberta

Comprendre pourquoi la SLA est différente chez chaque personne – ou la variabilité clinique – est essentiel pour traiter efficacement la maladie. CAPTURE SLA, une plateforme canadienne conçue pour unir les patients, les médecins et les chercheurs dans l’étude de la SLA, fournira des systèmes et les outils nécessaires à la collecte, au stockage et à l’analyse de vastes quantités d’informations sur la SLA, permettant ainsi aux chercheurs de composer le portrait biologique le plus complet à ce jour des personnes atteintes de SLA. Le protocole prévoit quatre visites d’étude à 0, 4, 8 et 12 mois. À chaque visite, un examen neurologique complet, un score ALSFRS-R, un panel cognitif, une analyse de la parole et un scanner de neuro-imagerie seront effectués. Du sang sera également collecté, avec la possibilité de donner du liquide céphalo-rachidien (LCR). L’ensemble des données recueillies par la plateforme CAPTURE SLA contribuera à l’effort mondial d’identification de sous-types uniques de SLA, à l’amélioration du développement de biomarqueurs diagnostiques et pronostiques, et à l’élaboration de stratégies de médecine personnalisée pour l’avenir.
Le lancement de CAPTURE SLA a été rendu possible grâce au soutien financier de la Fondation Brain Canada, par le biais du Fonds canadien de recherche sur le cerveau (FCRC), et de la Société canadienne de la SLA, Alnylam Pharmaceuticals et Regeneron. La Fondation Calgary Flames a également fait un don supplémentaire de 240 000 $ en décembre 2021 pour permettre à 20 personnes supplémentaires vivant avec la SLA de participer. Pour plus d’informations, veuillez consulter le site web de CAPTURE SLA ici.

Plus d’informations et de coordonnées (en anglais seulement)

*NOUVEAU* Inhibition du NF-κB dans la sclérose latérale amyotrophique (INSLA)

Étude : Thérapeutique (médicament : Withania somnifera); Phase 2
Statut : Recrutement
Sites : Toronto
Promoteur : Sunnybrook Health Sciences Centre

Withania somnifera est une plante dont les extraits sont utilisés depuis des siècles dans les médecines traditionnelle indienne, chinoise et arabe. Les extraits présentent des propriétés anti-inflammatoires, antitumorales, anti-stress, antioxydantes, immunomodulatrices et rajeunissantes. De plus en plus de preuves suggèrent que l’extrait de Withania somnifera pourrait également avoir des effets neuroprotecteurs. Dans des études antérieures, utilisant des modèles de souris de la SLA (1 en anglais seulement, 2 en anglais seulement), les chercheurs ont constaté que le traitement par Withania somnifera augmentait la durée de vie et améliorait les performances motrices. On pense que les effets positifs observés sont dus, en partie, aux propriétés anti-inflammatoires du Withania somnifera, comme le montre la réduction de l’activation du NF-κB, qui joue un rôle clé dans la régulation de la réponse immunitaire. Cet essai clinique de phase 2 devrait regrouper 72 participants, qui recevront un extrait de Withania somnifera, ou un placebo, par voie orale sur une période de 8 semaines. Les chercheurs suivront les participants pour s’assurer de l’innocuité du médicament et déterminer le dosage approprié.

Plus d’informations et de coordonnées (en anglais seulement)

*NOUVEAU* ATLAS : Étude de l’administration de BIIB067 à des adultes présymptomatiques présentant une mutation confirmée de la protéine superoxyde dismutase 1.

Étude : Thérapeutique (médicament : BIIB067); Phase 3
Statut : recrutement
Sites : Calgary, Toronto, Montréal (Neuro)
Promoteur : Biogen

*En raison de la spécificité de ce traitement, cet essai clinique n’est ouvert qu’aux porteurs présymptomatiques d’un sous-ensemble spécifique de mutations SOD1 entraînant une SLA à progression rapide.

BIIB067 (également appelé tofersen) est un oligonucléotide anti-sens (ASO), actuellement à l’étude pour traiter une forme héréditaire de SLA liée à des mutations du gène SOD1. Les chercheurs pensent que suite à une mutation, le SOD1 acquiert une fonction toxique et endommage les cellules nerveuses qui contrôlent les muscles volontaires, ou motoneurones. Le tofersen est conçu pour diminuer la production de SOD1, ce qui permettrait de préserver les motoneurones et de ralentir la progression de la maladie. C’est du moins ce qu’espèrent les chercheurs. Le médicament est administré dans le liquide céphalo-rachidien par une procédure appelée injection intrathécale. Bien qu’un précédent essai clinique de phase 3 n’ait pas été en mesure de démontrer une différence significative du score sur l’échelle ALSFRS-R entre le groupe traité par tofersen et le groupe placebo sur la période d’étude de 6 mois, le traitement par le tofersen a montré des signes d’effet clinique par le biais de multiples mesures. Le prochain essai clinique de phase 3, appelé ATLAS, sera le premier du genre car il impliquera des participants porteurs d’une mutation du SOD1 qui sont considérés présymptomatiques (c’est-à-dire qui ne présentent pas encore de signes manifestes de la maladie) mais qui ont un biomarqueur élevé, ce qui indique le déclenchement infra-clinique de la SLA. L’objectif de cette étude est de déterminer si un traitement présymptomatique par le tofersen peut retarder le diagnostic clinique de la SLA et ralentir le déclin fonctionnel par la suite. Les participants à l’étude seront traités pendant une période pouvant aller jusqu’à deux ans.

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COURAGE-ALS : Étude visant à évaluer l’efficacité et l’innocuité du reldesemtiv chez les patients atteints de sclérose latérale amyotrophique (SLA)

Étude : Thérapeutique (médicament : reldesemtiv); Phase 3
Statut : recrutement
Sites : Calgary, Edmonton, Saskatoon, Hamilton, London, Toronto, Ottawa, Montréal (Neuro et CHUM), Québec, Fredericton
Promoteur : Cytokinetics

Le reldesemtiv est un médicament oral activateur de muscle, conçu pour augmenter la capacité d’un muscle à se contracter avec une stimulation nerveuse réduite. Le développement de ce médicament fait suite à un essai clinique de phase 2 qui a montré qu’il pouvait contribuer à ralentir le déclin des fonctions musculaire et respiratoire chez les personnes atteintes de SLA. Cet essai clinique mondial de phase 3, appelé COURAGE-ALS, impliquera environ 555 participants. Dans la première partie de l’essai, les participants seront répartis au hasard dans un rapport de 2 pour 1 et recevront soit le médicament actif (reldesemtiv), soit un placebo, pendant 24 semaines. Dans la seconde partie de l’essai, tous les participants recevront du reldesemtiv pendant 24 semaines supplémentaires. Les chercheurs évalueront l’impact du reldesemtiv en mesurant l’évolution du score sur l’échelle spécifique de la SLA (ALS Functional Rating Scale-Revised, ALSFRS-R), ainsi que la force musculaire, la qualité de vie et la fonction respiratoire.

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Étude visant à évaluer l’efficacité, l’innocuité, la pharmacocinétique et la pharmacodynamique de ION363 chez les participants atteints de sclérose latérale amyotrophique présentant des mutations du gène FUS (FUS-ALS).

Étude : Thérapeutique (médicament : ION363); Phase 3
Statut : recrutement
Sites : Montréal (Neuro)
Promoteur : Ionis Pharmaceuticals, Inc.

*En raison de la spécificité de ce traitement, cet essai clinique n’est ouvert qu’aux personnes présentant une mutation du gène FUS.

Les mutations du gène FUS sont une cause génétique connue de la SLA, la plupart des cas de SLA juvénile étant liés à ce gène. Les chercheurs pensent que ces mutations entraînent la production de protéines FUS anormales, susceptibles de créer des amas toxiques dans les cellules, entraînant ainsi des lésions nerveuses. ION363 est un traitement anti-sens ciblé qui se lie à l’ARN messager (ARNm) du FUS, c’est-à-dire la molécule qui transporte l’information nécessaire à la production de la protéine FUS dans les cellules. Il est administré dans le liquide céphalo-rachidien par une procédure appelée injection intrathécale. Les chercheurs espèrent que ION363 réduira les niveaux de protéine FUS anormale dans les cellules et ralentira la progression de la maladie. Cet essai clinique de phase 3 impliquera environ 64 participants et se déroulera en deux parties. Dans la première partie, les participants seront répartis au hasard dans un rapport de 2 pour 1 et recevront soit ION363, soit un placebo, par injection intrathécale, pendant une période de 29 semaines. Dans la seconde partie, tous les participants recevront ION363 pendant une période de 77 semaines. L’efficacité d’ION363 sera évaluée en mesurant le déclin fonctionnel, la qualité de vie et le taux de survie.

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Étude de phase 1 visant à évaluer l’innocuité et la pharmacocinétique d’ABBV-CLS-7262 chez les patients atteints de sclérose latérale amyotrophique.

Étude : Thérapeutique (médicament : ABBV-CLS-7262); Phase 1
Statut : recrutement
Sites : Calgary, Edmonton, London, Toronto, Montréal (Neuro et CHUM), Fredericton
Promoteur : Calico Life Sciences

La réponse intégrée au stress (integrated stress response, ISR) est une voie de signalisation activée dans les cellules en réponse à une variété de facteurs de stress différents, notamment l’accumulation de protéines anormales observée dans de nombreuses maladies neurodégénératives, comme la SLA. Lorsque cela se produit, une cellule signale par le biais de l’ISR qu’elle doit arrêter la production de toutes les protéines, ce qui, sur des périodes prolongées, peut nuire à la santé de la cellule. ABBV-CLS-7262 est un traitement expérimental oral conçu pour stimuler une protéine spécifique, l’EIF2b, qui joue un rôle important dans le redémarrage de la production de protéines dans les cellules. La recherche a également montré que cette protéine a un effet neuroprotecteur dans des modèles murins de SLA. Dans cet essai clinique de phase 1, les chercheurs recruteront 30 participants qui seront répartis au hasard et recevront soit le médicament actif (ABBV-CLS-7262), soit un placebo, pendant 4 semaines, suivi d’une phase ouverte où tous les participants recevront le traitement actif pendant 44 semaines. Les chercheurs suivront les participants pour s’assurer de l’innocuité du médicament, déterminer le dosage approprié et comprendre comment le corps décompose le médicament en interne.

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FOCUS-C9 : Étude de l’administration de WVE-004 chez les patients atteints de sclérose latérale amyotrophique (SLA) ou de démence fronto-temporale (DFT) associées au gène C9orf72.

Étude : Thérapeutique (médicament : WVE-004); Phase 1b/2a
Statut : recrutement
Sites : Toronto, Montréal (Neuro)
Promoteur : Wave Life Sciences

*En raison de la spécificité de ce traitement, cet essai clinique n’est ouvert qu’aux personnes présentant une mutation du gène C9ORF72.

Environ 25 à 40 % de tous les cas héréditaires et 5 à 10 % de tous les cas sporadiques de SLA sont liés au gène C9ORF72, ce qui en fait la cause génétique la plus fréquente de la SLA. À la suite des mutations du gène C9ORF72, des substances toxiques, communément appelées protéines DPR, sont produites dans les cellules. On pense que ces substances contribuent à la progression de la maladie. WVE-004 est un oligonucléotide anti-sens (ASO) conçu pour se lier à des molécules ARN messager (ARNm) spécifiques au C9ORF72 et empêcher la formation de protéines DPR, tout en permettant aux cellules de produire la protéine C9ORF72 normale. Les chercheurs espèrent que WVE-004 parviendra à réduire les niveaux de DPR chez l’homme et pourra ainsi ralentir la progression de la maladie. Cette phase 1b/2a impliquera environ 42 participants, qui seront répartis au hasard et recevront soit le médicament actif, soit un traitement placebo, administrés dans le liquide céphalo-rachidien par une procédure appelée injection intrathécale. Les chercheurs suivront les participants pour s’assurer de l’innocuité du médicament, déterminer le dosage approprié et comprendre comment l’organisme décompose le médicament en interne.

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Étude visant à évaluer l’innocuité, la tolérance, les marqueurs pharmacodynamiques et la pharmacocinétique d’AP-101 chez les participants atteints de sclérose latérale amyotrophique (SLA).

Étude : Thérapeutique (médicament : AP-101); Phase 2
Statut : recrutement
Sites : Edmonton, London, Toronto, Montréal (Neuro)
Promoteur : AL-S Pharma

Les anticorps sont des protéines produites par le système immunitaire pour protéger l’organisme contre les envahisseurs étrangers tels que les bactéries et les virus. Ils agissent en se liant à des protéines spécifiques sur les agents nocifs et déclenchent leur élimination et/ou leur destruction. Dans cet essai clinique de phase 2, les chercheurs testeront l’innocuité d’un anticorps humain, AP-101, conçu pour cibler une protéine liée à la SLA, la SOD1. Des preuves suggèrent que le mauvais repliement de la SOD1 dans les cellules peut entraîner un gain de fonction toxique de la protéine. Les chercheurs espèrent que le ciblage de cette protéine se révèlera une stratégie prometteuse pour le traitement de la SLA. Une précédente étude de phase 1 a montré que le médicament était sûr et bien toléré aux doses testées. Dans cette étude de suivi, les chercheurs espèrent recruter 63 participants qui seront répartis au hasard et recevront soit le médicament actif (AP-101), soit un placebo, par voie intraveineuse (IV), pendant 48 semaines. Les personnes atteintes de SLA héréditaire, de SOD1-ALS et de SLA sporadique pourront participer. Les chercheurs suivront les participants pour s’assurer de l’innocuité du médicament, identifier les éventuels effets secondaires, déterminer le dosage approprié et comprendre comment l’organisme décompose le médicament en interne.

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Étude portant sur ANX005 chez les adultes atteints de sclérose latérale amyotrophique (SLA)

Type d’étude : Étude thérapeutique (médicament : ANX005); phase 2
Statut : en recrutement
Sites : Edmonton, Toronto, Montréal (Neuro et CHUM) et Fredericton
Commanditaire : Annexon, Inc.

ANX005 est un médicament dérivé d’anticorps qui cible une molécule spécifique, soit C1q, au sein d’une voie inflammatoire appelée « système complémentaire ». Les chercheurs espèrent que l’inhibition de C1q permettra de ralentir le déclin fonctionnel des personnes vivant avec la SLA. Il s’agit d’un essai clinique ouvert de phase 2 sans groupe placebo, c’est-à-dire que le médicament actif sera administré à tous les participants. Environ 24 participants recevront des perfusions intraveineuses (IV) d’ANX005 sur une période de 12 semaines. Les chercheurs surveilleront les participants pour s’assurer que le médicament est sécuritaire et pour en apprendre davantage sur la façon dont celui-ci se dégrade à l’intérieur du corps.

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Étude sur l’efficacité et l’innocuité de l’édaravone administré par voie orale chez des sujets atteints de SLA

Type d’étude : Étude thérapeutique (médicament : MT-1186); phase 3b
Statut : en recrutement
Sites: Edmonton, Saskatoon, Hamilton, London, Toronto, Montréal (Neuro et CHUM), Greenfield Park, Québec, Fredericton
Commanditaire : Mitsubishi Tanabe Pharma Development America, Inc.

En octobre 2018, Santé Canada a approuvé un nouveau traitement pour la SLA appelé édaravone (Radicava). L’édaravone est généralement administrée par perfusion intraveineuse (IV) sur une période de plusieurs jours consécutifs, avec une pause de 14 jours entre les cycles de perfusion. Dans cet essai clinique de phase 3b, les chercheurs compareront l’efficacité de deux schémas posologiques différents pour une nouvelle préparation orale d’édaravone, appelée MT-1186. Cette étude regroupera environ 380 participations et durera 48 semaines. L’efficacité de la préparation orale d’édaravone à chaque schéma posologique sera principalement mesurée à l’aide de l’ALS Functional Rating Score Revised (ALSFRS-R) (échelle fonctionnelle de la SLA révisée ou ALSFRS-R), ainsi que de certains paramètres de respiration et d’un questionnaire visant à évaluer des aspects de santé considérés comme étant importants par les patients.

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Conclusions liées à l’effet de Radicava® (édaravone) sur les biomarqueurs de la SLA (REFINE-ALS)

Étude par observation
Statut : en recrutement
Sites : Toronto, Montréal (Neuro)
Commanditaire : Mitsubishi Tanabe Pharma America Inc.

Des biomarqueurs qui peuvent mesurer efficacement la neurodégénérescence sont essentiels à la compréhension, au diagnostic et, en fin de compte, au traitement de la SLA. Dans cette étude par observation, les chercheurs visent à déterminer et mesurer les niveaux de biomarqueurs spécifiques chez des patients atteints de SLA qui reçoivent l’édaravone (Radicava). Les biomarqueurs d’intérêt sont liés au stress oxydatif, à l’inflammation et aux blessures neuronales et musculaires. Cette étude regroupera environ 300 participants qui seront suivis sur une période de 24 semaines. Des échantillons biologiques (sang et urine) seront prélevés auprès des participants à des fins d’analyse. Les participants peuvent aussi demander de recevoir leurs résultats génétiques pour cinq mutations courantes liées à la SLA, dont SOD1, TARDBP, C9ORF72, FUS et VCP.

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Étude d’évaluation de l’innocuité, de la tolérabilité et de la pharmacocinétique du BIIB105 chez les participants souffrant de sclérose latérale amyotrophique

Type d’étude : Étude thérapeutique (médicament : BIIB005); phase 1
Statut : en recrutement
Site : Montréal (Neuro)
Commanditaire : Biogen

Le BIIB105 (aussi appelé ION541) est un oligonucléotide antisens qui est actuellement à l’étude pour traiter la SLA. Il s’agit du premier traitement antisens été conçu pour traiter des formes de SLA sporadiques, plutôt qu’héréditaires. Le BIIB105 s’efforce de réduire la production de la protéine ataxin-2 (ATXN2), qui s’est avérée efficace pour influencer le comportement de la TDP-43, autre protéine liée à la SLA, laquelle se comporte anormalement chez 97 pour cent des personnes atteintes de SLA. On suppose ainsi que la diminution des niveaux d’ATXN2 contribuera au rétablissement de la fonction normale de la TDP-43, ce qui créera un bienfait thérapeutique. Cette étude de phase 1 recrutera environ 70 personnes vivant avec la SLA. Les chercheurs surveilleront les participants pour s’assurer que ce médicament est sécuritaire, en déterminer la dose appropriée et en apprendre davantage sur la façon dont ce médicament se dégrade à l’intérieur du corps.

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Évaluation du MN-166 (ibudilast) pendant 12 mois suivie d’une prolongation ouverte de 6 mois chez des patients atteints de SLA (COMBAT-ALS)

Type d’étude : thérapeutique (médicament : ibudilast); phase 2b/3
Statut : en recrutement
Centres : Saskatoon, Hamilton, Toronto, Montréal (Neuro), Sherbrooke City, Québec
Promoteur : MediciNova

L’ibudilast (aussi appelé MN-166) est un traitement expérimental mis au point pour traiter la SLA. Ce médicament à large spectre permet présumément de diminuer l’activité des cellules immunitaires dans le cerveau pour ainsi supprimer l’inflammation. On croit également qu’il favorise la production de facteurs neurotrophiques qui jouent un rôle dans la croissance et la survie des motoneurones. L’essai clinique de phase 2b/3 COMBAT-ALS, d’une durée de 12 mois, recrutera 230 participants aux prises avec la SLA. Les chercheurs feront le suivi des participants pour s’assurer de l’innocuité du médicament. Les chercheurs évalueront également l’effet de l’ibudilast sur la progression de la SLA en évaluant la variation du score à l’échelle ALS Functional Rating Scale-Revised (échelle fonctionnelle de la SLA révisée ou ALSFRS-R), de même que la force musculaire, la qualité de vie et la fonction respiratoire. L’ibudilast sera pris par voie orale en association avec une dose de riluzole. Les chercheurs croient que les propriétés anti-inflammatoires et neuroprotectrices de l’ibudilast en font une option thérapeutique prometteuse pour les patients atteints de SLA.

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NeuroCognitive Communicator : étude d’innocuité (NCC-1701)

Type d’étude : thérapeutique (dispositif : NeuroCognitive Communicator)
Statut : en recrutement
Centres : Ottawa
Promoteur : Institut de recherche de l’Hôpital d’Ottawa

La paralysie progressive dont souffrent les personnes atteintes de la SLA peut finir par rendre la communication avec les autres difficile, en raison de l’affaiblissement des muscles qui réduit la capacité de gesticuler et de parler. Pour aider à améliorer la qualité de vie des personnes atteintes de la SLA, des chercheurs de l’Institut de recherche de l’Hôpital d’Ottawa évaluent la sécurité d’emploi d’un nouveau dispositif d’assistance basé sur une technologie d’interface cerveau-machine (ICM) pour aider les gens souffrant de déficits moteurs à communiquer. Ce dispositif peut transformer les signaux du cerveau en lettres uniques sur un écran d’ordinateur pour permettre aux patients d’épeler des mots par leur seule pensée. Cette technologie nécessite la mise en place chirurgicale de deux capteurs dans les régions du cerveau qui aident aux fonctions motrices et cognitives. Les chercheurs surveilleront les deux participants pour s’assurer que l’intervention est sécuritaire et pour évaluer la capacité de cette technologie à favoriser une communication efficace et à améliorer la qualité de vie.

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Nouveaux biomarqueurs pour surveiller la progression de la maladie par IRM dans les cas de SLA

Type d’étude : par observation
Statut : en recrutement
Centres : Edmonton, Calgary, Toronto, Montréal (Neuro), Québec
Promoteur : Université de l’Alberta

La capacité de mesurer avec précision la dégénérescence cérébrale pourrait aider les chercheurs à trouver des biomarqueurs indispensables à la compréhension, au diagnostic et, à terme, au traitement de la SLA. À l’aide de techniques d’imagerie cérébrale avancées (imagerie par résonance magnétique ou IRM), cette étude par observation examinera, au fil du temps, le degré de changement qui se produit dans le cerveau des participants qui vivent avec la SLA. Chaque participant l’étude subira 3 examens par IRM sur une période de 8 mois, de même que des évaluations neurologiques et cognitives. L’étude est menée par Dr Sanjay Kalra sera réalisée au sein du Consortium canadien de neuroimagerie de la SLA (CALSNIC), un réseau pancanadien d’imagerie financé par la plus grande subvention jamais accordée par le programme de recherche de la Société canadienne de la SLA.

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L’énoxacine pour gérer la sclérose latérale amyotrophique (SLA) (REALS-1)

Type d’étude : Étude thérapeutique (médicament : énoxacine); phase 1b/2
Statut : en cours, recrutement fermé
Site : Montréal (Neuro)
Commanditaire : Université McGill

Cet essai clinique de phase 1b/2 vise à évaluer l’innocuité et la tolérabilité de l’énoxacine chez les personnes vivant avec la SLA. L’énoxacine est un antibiotique qui, à l’échelle cellulaire, est connu pour activer une enzyme appelée DICER. Celle-ci peut, pour sa part, augmenter la quantité de substances particulières appelées microARN (miARN), lesquelles sont réduites chez les personnes atteintes de SLA. Cette étude regroupera environ 36 participants qui recevront l’énoxacine (par voie orale) sur une période de 30 jours. Les chercheurs surveilleront les participants pour s’assurer que ce médicament est sécuritaire, en déterminer la dose appropriée et en apprendre davantage sur la façon dont ce médicament se dégrade à l’intérieur du corps. Cette étude est dirigée par Dre Angela Genge, chercheuse canadienne (Institut neurologique de Montréal), en collaboration avec Dr Eran Hornstein (Weizmann Institute of Science). Ces deux chercheurs ont reçu une bourse de découverte 2020 de la Société canadienne de la SLA et de la Fondation Brain Canada, ce qui leur permettra d’effectuer des analyses plus approfondies pour évaluer davantage l’efficacité de l’énoxacine pour les patients atteints de ALS. Vous pouvez en savoir plus sur leurs projets prometteurs ici.

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